Souvent négligé, l'impact environnemental de l'impression est pourtant bien réel : un photocopieur professionnel consomme entre 500 et 2 000 kWh par an, sans compter le papier, les cartouches et les déchets électroniques en fin de vie.
Le papier représente à lui seul 75 % des déchets de bureau, et seulement 20 % sont recyclés au travail. Pour une entreprise soucieuse de sa responsabilité environnementale — et de ses coûts —, choisir une imprimante écologique et adopter de bonnes pratiques est devenu un véritable levier.
Ce guide explique d'abord pourquoi l'impression pèse sur l'environnement, puis comment réduire concrètement cet impact : choix du matériel, certifications, papier, consommables, paramétrage et fin de vie.
À retenir :
- L'impact environnemental de l'impression repose sur quatre postes : énergie, papier, consommables (toner, encre) et déchets électroniques.
- Une imprimante écologique combine faible consommation, certifications reconnues (Energy Star, EPEAT, Blue Angel) et consommables durables.
- Le papier recyclé et le tri à la source (obligatoire pour les entreprises de 20 salariés et plus) réduisent fortement l'empreinte.
- Une démarche d'impression responsable est aussi rentable : moins de papier, d'encre et d'énergie consommés allègent les coûts.
- TEEMIO propose des photocopieurs certifiés Energy Star et une maintenance éco-responsable, en location comme à l'achat.
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L'impact environnemental de l'impression
Avant d'agir, il faut comprendre d'où vient l'empreinte écologique d'un parc d'impression. Elle se concentre sur quatre postes.
La consommation d'énergie
C'est le premier vecteur d'impact. Un photocopieur professionnel consomme entre 500 et 2 000 kWh par an selon son utilisation. Fait contre-intuitif : une grande partie de cette consommation provient du mode veille, car l'appareil y passe l'essentiel de son temps — un photocopieur reste inactif environ 75 % de la journée. En fonctionnement, près de 75 % de l'énergie sert à chauffer le tambour de fusion qui fixe le toner sur le papier.
C'est un poste sur lequel on peut agir fortement, comme le détaille notre analyse de la consommation énergétique d'un photocopieur.
Le papier, premier déchet de bureau
Le papier est le poste le plus lourd et le plus visible. Selon l'ADEME, il constitue 75 % des déchets de bureau, et seulement 20 % sont recyclés sur le lieu de travail, contre 40 % à la maison. L'enjeu est considérable : la déforestation représente 17,4 % des émissions de gaz à effet de serre, et dans le monde, un arbre abattu sur cinq est consommé par l'industrie papetière.
À l'inverse, recycler le papier a un impact massif. Les chiffres de l'ADEME parlent d'eux-mêmes :
- Le recyclage des papiers évite l'émission de 390 000 tonnes de CO₂ par an en France — l'équivalent des émissions de 200 000 voitures.
- Une tonne de papier recyclé économise 2,5 tonnes de matières premières vierges.
- Le papier recyclé consomme 2 à 5 fois moins d'eau que le papier vierge.
- La fibre de papier peut être recyclée jusqu'à 7 fois.
Les consommables
Les cartouches de toner génèrent des déchets plastiques et contiennent des composants à traiter avec soin (oxyde de fer, aluminium et autres substances présentes dans le tambour photoconducteur).
Quant aux encres minérales classiques, elles sont fabriquées à partir de dérivés du pétrole et présentent des risques pour la santé et l'environnement.
Pour réduire cet impact, plusieurs réflexes :
- Privilégier les toners rechargeables ou les cartouches recyclées
- Opter, lorsque c'est possible, pour des encres végétales — moins toxiques et issues de ressources renouvelables
- Mettre en place une collecte dédiée des consommables usagés
Le recyclage des consommables fait l'objet d'une filière spécifique, détaillée dans notre guide pour recycler ses cartouches de toner.
Les déchets électroniques
En fin de vie, photocopieurs et imprimantes deviennent des déchets électroniques contenant métaux lourds et substances à traiter. Plus un appareil reste en service longtemps, moins il génère de déchets — d'où l'importance de la durabilité.
Cet enjeu est directement lié à la durée de vie d'un photocopieur : un appareil qui dure plus longtemps est, de fait, plus écologique.
Comment choisir une imprimante écologique ?
Le choix du matériel est le premier levier, et le plus structurant.
Vérifier les certifications environnementales
C'est le réflexe numéro un. Les labels reconnus garantissent des standards stricts et permettent de comparer objectivement deux machines :
| Label |
Ce qu'il garantit |
| Energy Star |
La référence sur la consommation d'énergie. Son indice TEC (Typical Electricity Consumption) mesure la consommation électrique moyenne — un repère fiable pour comparer deux modèles. |
| EPEAT |
Éco-conception sur tout le cycle de vie : substances dangereuses, gestion de l'énergie, recyclabilité. |
| Blue Angel |
Le plus ancien label environnemental au monde (1977), parmi les plus exigeants, notamment sur les émissions et le recyclage. |
| Nordic Swan / Écolabel Européen |
Labels publics, gages d'un impact environnemental minimal sur l'ensemble du cycle de vie. |
Au-delà du geste écologique, ces certifications se traduisent par des économies sur la facture d'électricité : un appareil certifié peut consommer jusqu'à 40 % d'énergie en moins qu'un modèle standard.
Privilégier les fonctionnalités éco-responsables
Plusieurs caractéristiques font la différence au quotidien :
- Le recto verso automatique, qui divise la consommation de papier
- La veille profonde automatique après quelques minutes d'inactivité
- Des capteurs de présence évitant les cycles de chauffe inutiles
- Une gestion intelligente du papier : quotas, codes utilisateurs, impression sécurisée
- Le choix d'un multifonction unique qui remplace plusieurs machines, réduisant d'autant la consommation globale du parc
Raisonner en coût à la page, pas en prix d'achat
Le prix d'achat n'est pas le bon indicateur. Le coût à la page — qui intègre énergie, consommables et maintenance — reflète bien mieux le coût réel et l'impact d'un appareil sur la durée. Une machine peu chère à l'achat mais énergivore et gourmande en toner revient plus cher, écologiquement et financièrement, qu'un modèle sobre certifié.
Le papier : le levier le plus sous-estimé
C'est souvent là que se jouent les plus gros gains, car le papier est le premier poste d'impact. Trois actions concrètes.
Choisir le bon papier
Privilégiez le papier recyclé ou issu de forêts gérées durablement. Les logos guident le choix :
- Écolabel Européen, Ange Bleu, Nordic Swan : labels publics
- FSC, PEFC : fibres issues de forêts gérées durablement
- FSC recyclé, PEFC recyclé : fibres de papier recyclées
Trier à la source
C'est désormais une obligation réglementaire : depuis le 1er juillet 2018, toute entreprise de 20 salariés et plus doit trier ses déchets de papier de bureau et organiser leur collecte séparée. En pratique, prévoyez une poubelle dédiée au papier près de chaque imprimante et dans les bureaux partagés, avec un prestataire qui oriente bien ce flux vers le recyclage.
Réduire à la source
Le geste le plus écologique reste de ne pas imprimer. Encourager la lecture à l'écran, n'imprimer que l'indispensable et réutiliser le verso des brouillons réduit directement la consommation.
Comment réduire l'impact de ses impressions au quotidien ?
Le bon matériel ne suffit pas : l'usage compte tout autant, et ces gestes ne coûtent rien.
Côté paramétrage :
- Configurer le recto verso et le noir et blanc par défaut
- Activer la mise en veille après une courte inactivité
- Réserver le mode haute qualité aux documents qui le justifient, et privilégier le mode brouillon pour les documents internes
Côté usage :
- Sensibiliser les équipes à vérifier la nécessité d'imprimer
- Regrouper plusieurs pages par feuille
- Mettre en place un système d'identification avant impression, qui supprime les travaux non récupérés
Ces pratiques s'inscrivent naturellement dans une politique d'impression structurée, qui encadre durablement les usages et permet de mesurer les progrès.
Les bénéfices d'une démarche d'impression responsable
Réduire son impact n'est pas qu'un geste pour la planète : c'est aussi rentable et stratégique. La démarche agit sur trois plans :
- Financier : moins de papier, d'encre et d'énergie consommés allègent directement les coûts d'exploitation, et un appareil certifié, plus fiable, réduit aussi les frais de maintenance.
- Image : une démarche d'impression responsable valorise l'engagement RSE de l'entreprise, un argument de plus en plus attendu par les clients et les partenaires.
- Réglementaire : anticiper les obligations (tri à la source, directive DEEE) évite tout risque de non-conformité.
La sobriété d'impression conjugue ainsi économies durables, conformité et valeur de marque.
Recyclage et fin de vie : agir de façon responsable
La fin de vie d'un photocopieur n'est pas une simple mise au rebut. Plus de 90 % des matériaux d'un appareil sont recyclables ou revalorisables, et la directive européenne DEEE impose la prise en charge de cette collecte. Pour une entreprise, confier cette étape à un prestataire certifié permet de rester conforme tout en valorisant sa démarche RSE.
Cartouches, toners et appareils suivent chacun une filière spécifique, un sujet détaillé dans notre guide pour recycler ses imprimantes et photocopieurs.
Choisir un fournisseur respectueux de l'environnement
Au-delà de la machine, le choix du fournisseur est déterminant. Plusieurs critères permettent de juger son engagement réel :
- Du matériel certifié (Energy Star, EPEAT…) proposé en standard
- Des services de maintenance et de reprise responsables, garantissant une longévité maximale du parc
- Un engagement clair sur la réduction des déchets et la maintenance verte (pièces et pratiques respectueuses de l'environnement)
- Une certification de management environnemental comme la norme ISO 14001
Un véritable engagement environnemental va souvent de pair avec une démarche RSE globale et transparente.
Passez au vert avec TEEMIO
Réduire l'impact environnemental de son parc d'impression, c'est agir sur trois leviers : un matériel sobre et certifié, un usage responsable, et une gestion de fin de vie maîtrisée.
Une démarche qui allie performance, responsabilité et économies durables. TEEMIO accompagne les entreprises dans cette transition :
- Photocopieurs multifonctions certifiés Energy Star Canon, Ricoh et Sharp, pour une efficacité énergétique optimale
- Maintenance éco-responsable privilégiant la réutilisation, le recyclage et la prolongation de la durée de vie des équipements
- Reprise et recyclage de l'ancien matériel en fin de vie, dans le respect de la directive DEEE
- Location favorisant une gestion circulaire du parc, en alternative à l'achat
Pour passer au vert tout en restant productif, contactez-nous par téléphone au 01 87 12 52 52, par email à [email protected], ou demandez votre devis personnalisé via le formulaire en ligne.
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